2800 €
éd. 1781

[KELLERMANN (François-Étienne-Christophe)]

Douze planches faites par Monsieur de Kellermann. Manuscrit original.

s.l., s.e., (1781); in-4 oblong, 1 f. de titre + 12 ff. de planches, demi-basane noire à coins de l'époque, dos muet à nerfs ornés.

Précieux document manuscrit, intitulé "Douze planche faite par Mr. de Kellermann L. Colonel du Regt. de la Colonel general hussards Pour être attaché Aux Grandes Manœuvres de Cavaleries faite par le même en 1781 (sic)". Cette page de titre est suivie de douze feuillets, montés sur onglets, ornés chacun d'un triple filet d'encadrement à l'encre noire, et foliotés "Planche 1ère" à "Planche 12e". Y sont soigneusement dessinés, à l'encre rouge, jaune, bleue, verte ou noire, différents mouvements de troupes à cheval, correspondant aux grandes manœuvres annoncées au titre du document. François-Étienne-Christophe Kellemann, "le vainqueur de Valmy", né à Strasbourg en 1735, sera le premier homme de sa famille à choisir la carrière des armes. Il conquit le grade de capitaine en second en 1758, pendant la guerre de Sept ans. En 1759, il se signala à la bataille de Bergen. En 1761, il devint capitaine dans les volontaires du Dauphiné, et on le vit au combat d'Orsten, avec son seul escadron, charger et faire prisonniers trois cents grenadiers ennemis. En 1772, même exploit accompli devant le prince de Condé, qui lui fit donner la croix de Saint-Louis. En 1763, il devint capitaine dans la légion de Conflans. En 1765 et 1766, Kellermann fut chargé par le roi de missions spéciales en Pologne et en Tartane. Envoyé en Pologne avec le lieutenant-général baron de Vioménil pour appuyer la confédération de Bar, Kellermann se distingua dans plusieurs engagements avec les Russes. Quand la Pologne fut partagée pour la seconde fois, en 1772, il revint en France, la campagne étant désormais sans objet, et il fut fait lieutenant-colonel. Major des hussards de Confions en 1779, il fut nommé l'année suivante, époque de la formation du Colonel-Général-hussards, lieutenant-colonel de ce régiment. C'est à cette période de la vie de Kellermann qu'appartient le manuscrit que nous présentons. La page de titre a probablmeent été rédigée par un subordonné - les fautes d'orthographe grossières présentes au titre ne correspondent pas au niveau d'éducation de Kellermann - mais il est fort probable que les planches soient de la main de Kellermann lui-même. Très beau document.

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