2800 €
éd. 1767

[VOLTAIRE (François-Marie Arouet dit Arouet de)]

L’Ingénu, histoire véritable, tirée des Manuscrits du Père Quesnel.

Utrecht (Genève), S.e. (Cramer), 1767; in-8 (210 x 125 mm), VII pp. + 1 page n.ch. (errata) + 240 pp., plein maroquin vert, dos à nerfs orné de caissons et de fleurons dans le goût du XVIIIe siècle, triple filet d'encadrement sur les plats, double filet sur les coupes, large frise d'encadrement sur les contreplats (Chambolle-Duru) .

Bengesco I, 1470. L'Œuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 2821. Édition originale de l'un des grands contes philosophiques de l'auteur. Imprimé à Genève sous le titre "L'ingénu" et en France sous le titre "Le Huron ou l'Ingénu", il fut das un premier temps présenté comme une œuvre de l'abbé Henri-Joseph Du Laurens, assertion colportée par Voltaire lui-même : "L’Ingénu est de la seconde moitié de l’année 1767. Dès le 21 juillet, d’Alembert écrivait à Voltaire : "On parle d’un roman intitulé "L’Ingénu", que j’ai grande envie de lire. Et Voltaire lui répondait, le 3 août : "Il faut que je vous dise ingénûment, mon cher philosophe, qu’il n’y a point "d’Ingénu" ; que c’est un être de raison ; je l’ai fait chercher à Genève et en Hollande ; ce sera peut-être quelque ouvrage comme le compère Mathieu… Je n’ai point fait "l’Ingénu", je ne l’aurai jamais fait, j’ai l’innocence de la colombe et je veux avoir la prudence du serpent". Les premiers exemplaires de l’Ingénu arrivaient à Paris à la fin de ce même mois d’août" (Bengesco). Ex-libris du bibliophile dauphinois Génard, dont la bibliothèque fut dispersée à l'Hôtel Drouot en 6 vacations du 4 au 9 décembre 1882. Deux ex-libris Norbert Bischoff, l'un sur vignette imprimée et contrecollée sur un feuillet de garde, l'autre au timbre humide, discret, sur la page de faux-titre. Texte encadré. Très bel exemplaire, à toutes marges, parfaitement établi par les relieurs associés René Victor Chambolle et Hippolyte Duru.

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