480 €
éd. 1671
[POUDRE DE SYMPATHIE]

DIGBY (Kenelm)

Eröffnung unterschiedlicher Heimlichkeiten der Natur. Worbey viel scharffsinnige, kluge, wol-erwogene Reden von nützlichen Dingen jederman dienlich, die gleiche Artung der Natur entdeckende klar und aussfürhlich beygefüget, und vornemlich von einem wunderbaren Geheimnuss in Heilungen der Wunden, ohne Berührung, vermög deß Vitrioli, durch die Sympathiam / Discurs-weise gehalten in einer hochansehnlichen Versammlung zu Montpelier in Franckreich durch Den Hoch-Wolgebornen Herrn Grafen Hn. Kenelm Dygbi, Rittern […] Übersetzt von M. H. Hupka. RELIÉ À LA SUITE : Medicina experimentalis Digbaeana, das ist : ausserlesene und bewährte Artzney-Mittel auss Weiland Herrn Grafen Digby, der gewesenen Königin in Engelland Cantzlers Manuscriptis zusammen gebracht welchen auch einige, so sonsten von vornehmen Personen herkommen und gleichfals bewährt seynd, beygefügt worden : samt etlichen andern angehänckten Experimenten und Secreten (Frankfurt, Johann Peter Zubrodt, 1672).

(Frankfurt am Main), Verlegt Von Balthasar Christoph Wusten, 1671-1672; 2 ouvrages reliés en un volumes petit in-8, 132 pp. + 4 ff.n.ch. + 88 pp. + 4 ff.n.ch. + 7 ff.n.ch. + 216 pp. + 14 ff.n.ch. + 10 pp., plein vélin ivoire à rabat de l'époque, dos lisse avec titre manuscrit, tranches bleues (dos légèrement gauchi, vélin un peu taché).

I. : VD 17, 3:601739A. Caillet 3126. II. : VD 17, 3:601745B. Krivatsy 3235. Réunion de deux ouvrages de ou d'après Kenelm Digby (Londres, 11 juillet 1603 – 11 juillet 1665). Le premier titre, composé de 2 parties distinctes, est une réédition de la traduction par Hupka de l'ouvrage "Discours touchant la guerison des Playes par la poudre de sympathie", paru initialement en 1658, et de nombreuses fois réédité. Au XVIIe siècle, la pratique de la chimie était principalement orientée vers une application médicale ; il existait toutefois un curieux remède chimique dénommé "poudre de sympathie" (à base de vitriol calciné) qui fit l’objet de vives controverses. L’origine du traitement par la poudre de sympathie était attribuée à Paracelse (alchimiste, médecin et astrologue suisse de la fin du XVe siècle). Considéré par certains comme parfaitement naturel, d’autres le condamnèrent, convaincus qu’il ne s’agissait là que de pure magie. Avec son Discours, Digby voulait prouver que l’activité de cet onguent reposait exclusivement sur le mouvement et l’enchaînement des chocs d’une matière atomisée, avec ainsi une communication directe entre l’agent et le patient. Ces cures de soin par la poudre de sympathie étaient réputées très efficaces dans le cas de blessures par arme blanche car elles présentaient la particularité de se pratiquer à distance. La poudre s’appliquait sur l’arme ou sur le linge taché du sang du blessé, et non directement sur la plaie. Exemplaire bien complet du frontispice gravé. La seconde partie, avec pagination distincte, s'intitule : "Petri Servii von Spoleto, Ausführliches Bedencken, von der insgemein so genannten Waffen-Salbe, Oder, von den Wunder-Wercken der Natur und Kunst." Krivatsy écrit, à popos du Digbaeana : "Compiled and translated partly from Digby's Choice and experimented receipts, and A choice collection." Bon exemplaire, ayant appartenu au pharmacien Johann Christoph Sommerhoff (1644-1723), dont on retrouve la signature manuscrite en-bas du frontispice.

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