950 €
éd. 1884
[GASTRONOMIE]

GOUFFÉ (Jules)

Le livre de cuisine par Jules Gouffé - ancien officier de bouche du jockey-club de Paris - comprenant la cuisine de ménage et la grande cuisine. Avec 25 planches imprimées en chromolithographie et 161gravures sur bois dessinées d'après nature par E. Ronjat.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1884; in-4, XI + 864 pp. (inversion d'un cahier par le relieur, à partir de la pp. 688) pp., demi-maroquin parme à coins à la Bradel, dos lisse avec date estampée en pied, couvertures illustrées (issues de l'édition de 1877) conservées (infimes traces de frottement au dos ; reliure de Carayon).

Oberlé 226 à 228 ; Vicaire 417 (pour des éditions antérieures). Sixième édition, parue 17 ans après la première, de ce grand classique de la littérature gastronomique du XIXe siècle. "Cet ouvrage culinaire est, avec ceux d'Urbain Dubois, un des plus complets et des plus sérieusement traités qui existent ; les recettes que l'on y trouve sont fort recherchées, mais il faut avoir un budget assez important, affecté aux dépenses de table, pour pouvoir suivre les savants conseils de ce maître de l'art culinaire" (Vicaire). "Jules Gouffé, né en 1807, était installé pâtissier au 3, faubourg Saint-Honoré de 1840 à 1855. En 1850, il occupait 28 ouvriers et sa maison était une des plus célèbres de la capitale. Il se retira des affaires, en 1855, pour cause de santé, mais se lassa vite de l'inaction. Alexandre Dumas et le baron Brisse lui proposèrent la place de chef du Jockey-Club qui venait d'ouvrir ses portes en 1867. C'est là qu'il commença son "Livre de Cuisine" qui sera un des mieux prisés du siècle. Gouffé avait pour amis tous les écrivains gastronomes du temps. (…) Rappelons aux malotrus contemporains que Gouffé fut un des premiers à protester contre l'usage du tabac avant et pendant les repas, et aussi contre les apéritifs alcoolisés qui détruisent la finesse de perception des saveurs" (Oberlé). Exemplaire bien complet des 25 planches hors texte en chromolithographie. Livre bien établi par Émile Carayon, relieur actif à Paris de 1875 à 1909, et à propos duquel Octave Uzanne écrivait en 1887 : "Vers 1875, parut à Paris un relieur de grand talent dans sa manière, M. Carayon, qui, rompant avec tout ce qui avait été fait dans le genre jusqu'alors, se fit véritable cartonnier d’art, et composa des maroquins du Levant à dos uni avec coin, d’un savoir-faire si complet qu’on les pourrait comparer, pour la façon dont ils sont traités, aux plus coquettes reliures pleines des maîtres. — Il ne reste plus rien de la Bradel ici, c’est bien le Cartonnage à la Carayon, un cartonnage joli comme une oeuvre de maîtrise, souple, brillant, qu’on tient en main avec non moins de plaisir qu’on le regarde, et qui s’ouvre et se ferme comme l’œil d’une jolie femme amoureuse. — M. Carayon professe pour les livres qu’il cartonne autant de respect que de vénération ; c’est à peine s’il les effleure, il les conserve intacts, à l’état de brochure, avec la couverture, et le dos replié sur le titre ; ils ne sont pas grecqués, cela va sans dire, mais cousus sur rubans et complètement non rognés ; ils conservent, sous leur solide costume, l’aspect même qu’ils avaient au sortir de chez l’éditeur ; de plus, il emploie aussi peu de colle que possible, et tel ou tel de ses livres reliés s’ouvre sur table aussi aisément, au gré du lecteur, qu’un cahier d’études de collégien. M. Carayon fait le cartonnage demi-maroquin ou maroquin plein janséniste, en ne dorant que le titre et la date en queue ; mais il ne craint pas de s’écarter des bleus, des rouges et des lavallières classiques (…). Très bel exemplaire, condition rare, non rogné, sans aucune rousseur.

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