8000 €
éd. 1944
[DUNOYER DE SEGONZAC]

VIRGILE

Les Géorgiques. Traduites par Michel de Marolles. Illustrées d'eaux-fortes par Dunoyer de Segonzac.

[Paris], [Aux dépens de l’artiste], 1944-1947; 3 volumes grand in-folio (45 x 34 cm), 203 + 215 pp. + 119 ff.n.ch. de suite des illustrations + 25 ff.n.ch. pour les XXV études supplémentaires, plein parchemin à la Bradel, dos lisses avec titrage manuscrit à la gouache verte (minimes manques) ; plaques en acier enchâssées sur les plats supérieurs, titrés à la manière de matrices d'eaux-fortes ; têtes dorées au palladium ; gardes de soie noire ; contreplats supérieurs décorés de tirages de trois cuivres issus de l'illustration de l'ouvrage, à l'encre verte, réalisés à partir de cuivres barrés ; couvertures et dos conservés, étuis bordés de chagrin havane (reliure par Adrien Lavaux). Les 3 volumes.

Aimée Lioré et Pierre Cailler, Catalogue de l’œuvre gravé de Dunoyer de Segonzac, V, 1965, n° 863-981. Museum of fine arts, Boston. The Artist & the Book, 1860-1960, n° 281, p. 189. Chapon, Le peintre et le livre, p. 164. Premier et unique tirage des 119 eaux-fortes originales de Dunoyer de Segonzac, qui offre ici ce qui est considéré comme son chef-d'œuvre, le plus important de ses livres illustrés, et plus généralement "un des plus beaux et des plus recherchés" illustrés modernes (Lioré et Cailler). Le tirage a été limité à 250 exemplaires numérotés, tous sur vélin d’Arches à la forme filigrané à l’épis de blé et à l’abeille. Notre exemplaire, l'un des 50 du tirage de tête (n°17), comporte une suite des 119 gravures numérotée et signée par l'artiste sur vélin de Rives à la forme filigrané à la grappe de raisin, et la suite de 25 gravures supplémentaires, non retenues pour l'édition, intitulée "XXV études pour les Géorgiques". Les deux suites de gravures, rarement réunies, n'ont été tirées qu'à 50 exemplaires chacune. Tous les cuivres ont été rayés après tirage, et offerts à la Bibliothèque Nationale de France. Le relieur a placé en tête, sous passe-partout, une aquarelle originale signée par André Dunoyer de Segonzac, intitulée "au pressoir". L'édition, bilingue, a été composée en caractères Garamond italique pour le texte latin, et en caractères Garamond romain pour la traduction française placée en regard. Ambroise Vollard avait contribué aux choix des caractères et aux premiers essais typographiques ; sa mort accidentelle fit que l'artiste devint également éditeur de la monumentale publication. Les 119 eaux-fortes originales (dont 99 à pleine page) ont été tirées par Jacques Frelaut sur les presses de Roger Lacourrière ; le texte sur les presses de l'Imprimerie Nationale. "Après dix-neuf années de travaux, un grand livre vient de naître ; sans hésiter, on peut le compter parmi ceux, bien rares, qui dureront autant que notre civilisation. Vers 1928, son ébauche idéale prenait forme pour la première fois dans un entretien de Segonzac avec l'éditeur Vollard. Et c'est seulement à la fin de 1947 qu'un exemplaire achevé quittait cette paradoxale imprimerie en taille-douce, bâtie sur pilotis, dans un escalier de Montmartre que la voirie a tort de nommer une rue (…). Entre l'ébauche et l'achèvement, Segonzac aura trouvé pour ce livre et gravé quelque trois cents paysages et portraits d'animaux ou d'humains ; il aura, Vollard étant mort, assumé la charge d'en construire lui-même les deux in-folio… " (Jean de Montesquiou Fezensac, in Revue des Deux Mondes, n° 11 (1er juin 1948), pp. 550-555). Très bel exemplaire, sans aucune rousseur, complet des 263 eaux-fortes, présenté dans une reliure d'Adrien Lavaux, spécialiste de l'usage du parchemin.

8000 €

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