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éd. 1776

[BLESSIG (Jean Laurent)]

Statuts généraux de la Société de Philantropes [sic], rédigés dans les comices de 1776.

S.l. [Strasbourg], s.e., s.d. (1776) ; in-12, 61 pp., brochure d'attente de l'époque, dos renforcé par une bande de papier marbré, chemise à rabats moderne de basane brune, étui (petites traces d'humidité sur le plat supérieur et dans la marge des deux premiers feuillets, sans gravité).

Édition originale rare. La Société des Philanthropes est une expression typique du XVIIIe siècle, au même titre que les académies, les loges maçonniques, les cabinets de lecture ou les sociétés économiques ou patriotiques. La Société des Philanthropes de Strasbourg, fondée vers 1770 et dont les statuts sont publiés en 1776, a des liens étroits avec les loges. On y prône les "vertus sociales", la "bienséance active", la "tolérance raisonnable", le "goût des beaux-arts" ; son but avoué est d'éclairer l'humanité ("den Menschen aufklären"). Influencés par les francs-maçons, ses membres pratiquent la fraternité, au-delà des divisions sociales, mais les statuts font néanmoins la différence entre "gens riches" et "gens instruits et laborieux". Blessig (1747-1816) fonde la Société des Philanthropes avec F.-R. Saltzmann et les frères de Türckheim. Il en rédigea les statuts qui, à juste titre, revendiquent pour Strasbourg le titre de "métropole de la philanthropie", et en fut à la fois l’aumônier et le directeur (1777). "Parmi les réalisations de ce groupe, il convient de noter en premier la campagne pour l’émancipation des Juifs menée au plan international – et couronnée de succès. Des concours, des conférences, des mémoires et aussi l’activité des "Philanthropes" strasbourgeois au sein de la municipalité où Blessig mena ce combat contre la majorité des membres dans les groupements révolutionnaires locaux, à la Constituante et à l’Assemblée législative, permettent de voir en Blessig l’un des agents les plus efficaces de la cause des Juifs, tant en France qu’en Allemagne" (Marcel Thomann, NetBDA). Exemplaire de l'historien Philippe André Grandidier (1752-1787), membre de la Société, avec cet ex-dono manuscrit sur la couverture : "Pour M. L'abbé Grandidier".

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