Paris, Bry Aîné, 1854 ; grand in-8, 340 pp., demi-maroquin rouge légèrement postérieur, dos à nerfs orné de caissons dorés, couvertures illustrées et dos conservés .
Carteret III, 510-511. Rahir, Bibliothèque de l'Amateur, p. 599. Leblanc, 285-287. Witkowski, Monographie des éditions populaires, p. 80. Strasbourg, 1983, n°229 et p. 232 : "Après avoir engendré Gargantua et Pantagruel, Rabelais donna naissance, trois siècles plus tard, à l'illustrateur-Doré". Premier tirage de ce qui constitue la première illustration littéraire d'importance de Gustave Doré. Ouvrage illustré d'un frontispice, de 14 planches hors-texte avec légendes et de 88 vignettes, le tout gravé sur bois. "Rien n'était plus difficile que de traduire au crayon la belle humeur endiablée du curé de Meudon. Doré a véritablement évoqué et reconstitué le Moyen-Âge tout entier ; il lui a emprunté sa fantaisie et sa philosophie. Ce ne sont, dans le décor des capricieuses architectures sur lesquelles s'échafaudent d'invraisemblables tourelles, des donjons crénelés, que de curieux personnages à trognes rubicondes et de grandes dames à falbalas. Et, dominant ce monde étrange, voici Gargantua, son enfant Pantagruel, Panurge, revêtus d'une personnalité nouvelle, vivant d'une vie intense leur fantastique royaume" (Leblanc). Exemplaire dont la couverture est identique à celle de Bry, sauf que l'encadrement est vert au-lieu d'être doré, et que l'adresse est celle de Toubon. Un exemplaire identique au notre est ainsi décrit par Leblanc à la page 287. De minimes et rares rousseurs sont à déplorer, deux déchirures sans manque en marge de deux feuillets, mais bon exemplaire, à grandes marges.
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