900 €
éd. 1928
[WIIRALT]

POUCHKINE (Alexandre)

La Gabrielide. Traduction de Y. Sidersky. Cinq gravures sur cuivre d'Édouard Wiralt.

Paris, Éditions du Trianon, 1928 ; petit in-4, 42 pp., broché, couverture illustrée rempliée.

Première édition française, un des 300 exemplaires numérotés à la forme vélin de Rives (tirage total de 345 exemplaires), bien complet des 5 gravures sur cuivre d'Édouard Wiralt dont le portrait de Pouchkine placé en frontispice. La Gabriélide (Gavriliada), écrit en 1821 par Pouchkine, est un poème satirique et franchement irrévérencieux qui détourne des épisodes majeurs de l’Évangile – notamment l’Annonciation et la naissance virginale – en une fable licencieuse et humoristique. Le texte, par son traitement libre et profane de figures chrétiennes, fut immédiatement considéré comme blasphématoire par les autorités religieuses et civiles de l’époque. Pour éviter des poursuites pour blasphème et obscénité, l’auteur ne le publia jamais de son vivant, et le poème circula uniquement sous forme de manuscrits anonymes ou semi-clandestins parmi ses amis et lecteurs avertis. Né à Saint-Pétersbourg en 1898 et formé en Estonie, Eduard Wiiralt (parfois orthographié Viiralt, ou Wiralt) se révéla comme l’un des plus brillants graveurs et illustrateurs européens de sa génération. Après des études à l’École des arts appliqués de Tallinn puis à l’Académie de Dresde, il s’inscrit au tournant des années 1920 dans un milieu artistique cosmopolite, marqué par les échos de l’expressionnisme allemand et des avant-gardes européennes : son œuvre graphique se déploie alors dans des techniques de pointe — eau-forte, gravure sur cuivre, lino, pointe sèche — avec une virtuosité technique et une profondeur expressive hors du commun. Premier volume de la collection "Le Bocage des Plaisirs". Les gravures d'Édouard Wiralt, signées dans la plaque, ont été tirées par J. J. Taneur, imprimeur en taille-douce à Paris. Bon exemplaire.

900 €

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