650 €
éd. 1813

FODERÉ (François-Emmanuel)

Traité de médecine légale et d'hygiène publique, ou de police de santé, adapté aux codes de l'Empire français et aux connaissances actuelles. À l'usage des gens de l'Art, de ceux du Barreau, des Jurés et des Administrateurs de la santé publique, civils, militaires et de marine. Ouvrage dans lequel la première édition a été entièrement refondue et augmentée de deux tiers.

Paris, De l'imprimerie de Mame, 1813 ; 6 volumes in-8, LXXXIV + 502 pp. + 1 f. d'errata + 492 + 483 + 526 + 502 + 606 pp., plein veau raciné de l'époque, dos lisses richement ornés de fers et roulettes dorés, pièces de titre en maroquin fauve et de tomaison en maroquin bleu, plats encadrés d'un filet doré, tranches mouchetées, gardes de papier marbré ; le plat supérieur du premier volume porte, frappée en lettres dorées, une inscription de prix départemental pour la propagation de la vaccine, décerné à M. Aronssohn, médecin cantonal à "Saarunion" (petits manques de cuir aux coiffes du premier volume, traces d'usage aux coins et aux dos). Les 6 volumes.

Garrison Morton 1734 : "This important publication was for many years the authoritative text-book on [legal medicine and public hygiene] in France." - Waller 3098. - Wellcome, III, p.36. Seconde édition, largement augmentée et en grande partie originale, de cet ouvrage fondamental de François-Emmanuel Fodéré (1764-1835), médecin et professeur à la Faculté de médecine de Strasbourg, considéré comme l'un des fondateurs de la médecine légale française. La première édition avait paru en 1798 sous le titre Les Lois éclairées par les sciences physiques, ou Traité de médecine légale et d'hygiène publique. Cette nouvelle édition, entièrement remaniée et adaptée à la législation impériale, constitue une véritable refonte de l'ouvrage, abordant notamment les empoisonnements, les morts violentes, les maladies mentales, les expertises judiciaires et les questions de santé publique. Remarquable exemplaire de prix décerné à Jacques Aronssohn (mort en 1845), médecin cantonal à Sarre-Union, pour son action en faveur de la vaccination contre la variole. Probablement originaire de Sarre-Union, Jacques Aronssohn exerça d'abord à Pont-à-Mousson, où sa réputation lui valut d'être nommé médecin hospitalier par le conseil municipal. Réquisitionné par le ministre de la Guerre, il servit ensuite dans les hôpitaux de campagne de Pont-à-Mousson et de Welferding, où il fut confronté à une grave épidémie de dysenterie, qu'il étudia dans un mémoire présenté à l'École de santé de Paris. Nommé médecin cantonal à Sarre-Union en 1810, il y poursuivit son activité jusqu'à un âge très avancé, gagnant l'estime de la population par son dévouement. À sa mort, en 1845, ses obsèques donnèrent lieu à d'importants hommages. Le préfet du Bas-Rhin salua notamment son engagement dans la propagation de la vaccine, dont notre exemplaire conserve un témoignage particulièrement intéressant. Cachets au timbre humide sur les pages de titre et de faux-titre : "Steinbrenner, Médecin cantonal à Sarrunion". Bel exemplaire malgré les petits défauts signalés et quelques rousseurs éparses, complet du portrait gravé de l'auteur et des deux tableaux dépliants du tome I. Intéressante provenance.

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